Mai 2007 - Le Luc en GSXR 600
Après la journée du 25/02, où j'ai fait seulement 5 tours lancés avant de m'arrêter à cause de la pluie (j'étais en pneus SuperCorsa), j'ai plutôt hâte de me retrouver sur la piste du Luc. D'autant que j'ai changé la démultiplication de mon Hornet 600 de 2002 et donc je veux voir ce que donne la moto avec la nouvelle config, avec une accélération plus rapide et moins de vitesse de pointe. J'ai mis du 14*45 au lieu du 15*42 d'origine. J'ai aussi mis un compteur vélo qui me permettra de connaître ma vitesse réelle (démultiplication changée, donc compteur d'origine faussé) et surtout de pouvoir la lire plus facilement qu'avec l'aiguille du compteur d'origine.
Le jour "J" arrive enfin, l'attente a été longue. Je me prépare avec hâte pour rejoindre Olivier (GSXR 1000) qui est inscrit en rouge, et après l'interminable autoroute en motos, on retrouve sur place Nico (ZXR636) accompagné de Fanny, Stephen (R6) et Richard (R6) qui tournent en jaune avec moi et aussi Didier (CBR600), Cyril (ZXR600) et toutes leurs familles et potes qui vont les rejoindre dans la journée, qui n'ont eu des places qu'en blanc. Le Team 06 est bien représenté. On prépare les machines, valide les inscriptions et les premières surprises commencent Richard est sur liste d'attente, et Didier et Cyril arrivent à négocier des places en jaunes. On est prêt pour cette journée qui s'annonce pas mal du tout, sauf pour Richard qui a de nouveau de gros soucis avec ça R6 récalcitrante (je pense qu'elle n'aime pas le Luc cette moto :-)).
A 8h30, je suis fin prêt pendant que tout le monde s'organise... Je pars faire la session de chauffe (toutes catégories confondues), histoire de m'habituer aux SuperCorsa et à ma démultiplication. Au départ, c'est un peu dur car les passages de vitesse ne se font pas aux mêmes moments. Du coup, je dois revoir mes automatismes... Les pneus, par contre, c'est du cheewing gum, ils ont une adhérence incroyable, ils sont sctochés à la route c'est de la folie, et leur profil me convient parfaitement. La moto est légère et le ressenti est excellent. Après 20 minutes, je m'arrête et je suis prêt à faire mes roulages. Je me sens bien sur la moto et les sensations sont au rendez-vous.
La première vraie série commence, 30 minutes pour s'éclater, je pars avec Didier dans ma roue, je me sens bien, j'ai un peu de mal avec mes passages de vitesse, mais ça va venir, faut juste que je trouve le bon compromis... Didier fait quelques tours derrière, puis me double. Il est sacrément doué le garçon, deuxième journée de piste et il roule plus vite que moi qui est mis une douzaine de journées pour en arriver là. Chapeau mon gars !!! J'essaie de le suivre, mais j'y arrive pas et puis j'ai toujours quelques problèmes sur le choix de mes vitesses... Alors je travaille ça pour améliorer mes passages car par endroit je perds du temps à la relance, et d'autres je suis un rapport trop bas... Bref il reste du boulot, mais je me suis fait plaisir, et surtout j'ai un super ressenti au niveau des pneus. C'est incroyable de voir que je peu prendre de tels angles et que les pneus tiennent si bien... Les SuperCorsa sont vraiment fait pour la piste !!!
A la fin de la série, je sors crevé, car j'ai pas mal bougé sur la moto et je sens que mon corps tire de tous les cotés. Ca devient plus dur de rouler vite. Et vu ma condition physique, j'en ressens les effets !! Il faut que je me remette au VTT pour m'entrainer un peu. Virginie et Alexandre arrivent pendant cette pose. Alexandre a pris notre appareil familiale et va essayer de nous mitrailler pour nous faire pleins de souvenirs.
La deuxième série commence, elle dure 30 minutes aussi. Didier a mis une caméra qui filme derrière sa moto et je pars derrière lui avec l'intention de bien me régler au niveau de mes changements de vitesse. Au bout de quelques tours et de quelques dépassements, Didier me distance, et je ne peux suivre son rythme. Je roule bien, rattrape pas mal de monde, double pleins de motos, et me fais passer par 4-5 gars qui roulent plus vite !! Je trouve petit à petit mes vitesses, je me sens de mieux en mieux et mes pneus sont toujours aussi excellents !! Durant les 3 derniers tours, je vais ralentir un peu car je suis crevé et j'ai du mal physiquement à tenir la moto sur des rythmes aussi endiablés pendant 30 minutes. La série est terminée, je sors avec un petit coup de pompe, mais heureux de ma matinée, et du comportement de la moto. La démultiplication me permet de relancer plus vite, je suis mieux en sortie de courbe. Par contre, il faut que je dose la réaccélération au point de corde car la moto repart beaucoup plus vite.
A midi, quand Olivier finit sa série, on part refaire le plein. Puis au retour, on se décide avec Virginie et Alexandre, d'aller manger un bout au resto de la piste. Arrivé devant, on regarde les menus et les prix, et on décide finalement d'aller cherché des sandwichs. 9,8€ une salade de tomates mozzarella, 7€ une crème brulée... Trop cher pour nous. Du coup, on s'installe à la buvette de la piste pour manger les sandwichs qu'on lui achète, et le plus beau c'est qu'il va nous faire cadeau des cafés, alors là je dis chapeau et merci Milou !! A table j'ai un gros coup de pompe, je pense que je n'ai pas assez bu le matin et du coup je suis vanné. La pose du midi va me permettre de me retaper et à 14 heures, je me sens de nouveau en forme. En plus, le matin, j'ai enfin trouvé les vitesses à utiliser, donc l'après midi semble très prometteur.
Début d'après midi, je pars pour 25 minutes, je paufine mes passages de vitesse, je me sens toujours aussi bien sur la moto. C'est de mieux en mieux, j'accélère un peu le rythme, et ça passe toujours bien, par contre, ma botte et le cale-pied râcle dans tout le double droit, va falloir que je rentre plus mon pied... Dans cette série, je vais me retrouver derrière Cyril et Nico qui le suit comme son ombre. Je les suis presque un tour pour voir, puis je décide de les doubler. Mais Nico attaque fort sans arriver à passer Cyril. Je reste derrière et attend le freinage avant la ligne des stands. Et là, je me colle à la roue de Nico, lance bien le Hornet et je me décale à l'intérieur et je retarde mon freinage. Je les passe tous les 2 avant le virage de l'AGS, et je me sens pousser des ailes. Je cravache bien, la moto avance fort, je suis en toute confiance et je me régale dans cette série. En fin de série, sur un freinage à l'AGS je me retrouve sur un faux point mort. Je freine comme un goret (sans frein moteur bien sur) et à 1 mètre du bord de la piste, je jette la moto. Ca passe, je remets une vitesse et repars. Ca surprend, mais c'est bien passé. En sortant à la fin, je n'ai pas de coup de pompe et surtout je bois pour me réhydrater tout de suite, histoire de pas revivre l'expérience du midi...
Lors de la deuxième série de l'après midi, Cyril et Didier installe une caméra sur ma selle arrière, on repart pour 25 minutes et Didier et Cyril restent dans ma roue. Comme toutes les séries, Didier finit par me doubler et s'éloigner. Moi je passe de mieux en mieux, je n'ai plus de soucis de changement de vitesse, je roule de plus en plus fort, et mon pied frotte toujours dans le double droit. Je m'éclate bien et je prends énormément de plaisir à rouler. C'est super agréable aujourd'hui car ça roule propre (à part une ou deux motos) et surtout il n'y a pas d'arrêt de série pour cause d'accident, donc on en profite un maximum. A la fin de ma série, je m'aperçois que je n'ai plus de slider de botte coté droit, il va falloir que je trouve une meilleure position pour mon pied sinon je vais trouer ma botte.
Pour cette dernière série de 20 minutes, je me sens en forme, oublié le coups de pompe du matin et physiquemet je me sens très bien. Alexandre va me chronométrer car je voudrais savoir si j'ai améliorer mes temps. Je suis décidé à rouler à mon maximum pour voir ce que ça donne. Donc je fais quelques tours de chauffe, puis me lance. Je me sens super bien sur la moto, je passe de mieux en mieux. Je trouve même une position pour mon pied droit, pour éviter de râcler ma botte dans le double droit, par contre le cale-pied se lime à chaque tour. Je fonce, mes pneus sont toujours aussi performant, je me sens en confiance et j'attaque fort. A 3 tours de la fin, je manque de me sortir de la piste. A la réaccélération de la sortie du double droit, l'arrière se met à glisser (la virgule tant redouter par les pilotes). Je relâche un peu l'accélérateur, la moto reprend l'adhérence sans trop m'éjecter. Du coup j'ai perdu ma trajectoire, et je suis à environ 150km/h. Je fonce sur le vibreur extérieur, tente de ralentir le plus possible avant de monter dessus. Là, je relache les freins, tiens ma moto, et passe tout sur le vibreur, moto droite, en priant... A la sortie du vibreur, je me retrouve dans la terre, bien sèche et dur, mais avec encore beaucoup de vitesse, donc je tire le guidon pour revenir sur la piste. Je suis toujours sur la moto et enfin revenu sur la piste. Je continue de rouler, mais je vais quand même ralentir mon rythme, car j'ai vraiment eu une méga trouille. Je sors heureux de ma série, sauf cette glissade inexplicable. Alexandre arrive est me donne mes chronos : 1'14"5, 1'14"0, 1'13"8, 1'13"9... Record perso battu de 1 seconde, et tour régulier en 1'14 au lieu de 1'15-1'16.
Je suis en transe, heureux, content de mes performances, et un peu étonné de la perte d'adhérence en fin de série. L'avantage du SuperCorsa, c'est qu'il n'a pas laché d'un coup, j'ai senti la glisse arriver, et j'ai pu gérer au mieux (avec mes moyens) et tout s'est bien terminé, heureusement. Mais bon faut faire gaffe quand même !!! L'heure du retour à sonner, on prépare les motos pour la route, on salue tout le monde, puis on rentre, en attendant le 10 juin avec impatience. Alexandre et Virginie ont passé une très bonne journée, et viendront peut être à celle de juin.
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